08
Jui 12

article-chien-hommeMembre du groupe cynophile au 2e régiment de Dragons, Christophe ROUVREAULT met aujourd'hui un point final à 25 ans de carrière, pendant laquelle sa passion pour les chiens n'a fait que grandir.

Au 2e régiment de Dragons, on les appelle les "cyno". Leur mission principale : assurer la sécurité des installations, la nuit essentiellement. Lors d'opérations extérieures, mais aussi sur le camp de Fontevraud, où ils doivent notamment surveiller toute la zone technique, qui abrite véhicules, réserves d'essence, armes et munitions... Lorsque l'effectif est complet, ils sont sept dans leur bâtiment tout neuf du quartier Estienne. Sept hommes, accompagnés de leur sept chiens.

"Le berger belge, la Formule 1 du chien".
Parmi eux, le brigadier-chef Christophe ROUVREAULT s'apprête à prendre sa retraite. Aujourd'hui, il fera son adieu aux armes, 25 ans après son arrivée au 2e RD. Rien ne le prédestinait pourtant à cette longue carrière militaire. "En 1987, j'avais décroché mon CAP d'ébéniste, mais je n'avais pas de travail. Alors j'ai décidé de faire mon service national. A l'époque, on cherchait des volontaires pour devenir maître-chien, j'ai tenté ma chance". Au fil des mois, puis des années, le militaire découvre les différentes facettes du métier et surtout, sa passion grandissante pour les chiens.
Le berger belge malinois, aux qualités multiples, a sa préférence. Et de loin. "Toujours travailleur, toujours disponible, rapide et endurant, il peut durer plus de dix ans. C'est aussi un chien très proche de son maître, qui comprend rapidement ce qu'on lui demande. Le berger belge, c'est un peu la Formule 1 du chien". La preuve avec Viking, son dernier compagnon de travail, désormais au repos. Il l'a recruté lui-même, alors qu'il n'avait que huit semaines. Comme tout chien militaire, on lui a enseigné, dès tout petit, le pistage, le mordant, la recherche et l'obéissance. Des années plus tard, quelques instants suffisent pour comprendre l'amour et la complicité qui existent entre ce chien et son maître. "Il ne parle pas mais on se comprend. Je lui montre un exercice, il l'assimile immédiatement, c'est assez incroyable". Quelques gestes, un mot-clé, l'intonation d'une voix... "Ce sont des liens très forts qui se tissent au fil du temps".